Texte AlternatifSelon Carton OndulĂ© de France (COF), le marchĂ© du carton ondulĂ© a reculĂ© de 4% en tonnages en 2020 par rapport Ă  2019. ConsĂ©quence d’une annĂ©e compliquĂ©e impactĂ©e par la crise sanitaire Ă  la Covid-19, le secteur tire tout de mĂŞme son Ă©pingle du jeu. «La fin d’annĂ©e 2020 a Ă©tĂ© bonne, ce qui a permis de combler en partie les pertes du premier confinement», explique Kareen Desbouis, chargĂ©e de communication de COF. Si les secteurs de l’agroalimentaire et de la pharmacie ont tirĂ© le marchĂ©, les filières industrielles continuent Ă  souffrir davantage. «On a observĂ© une grosse rĂ©orientation de la demande en carton, habituellement dĂ©volue Ă  la restauration hors domicile vers la grande distribution, mais aussi le e-commerce, pour lequel la demande a explosĂ©. Une progression qu’il faut tout de mĂŞme nuancer : le e-commerce ne reprĂ©sente que 5% des ventes en carton ondulé», commente la porte-parole de l’organisation professionnelle. Le COF salue l’agilitĂ© de la filière, qui a su rĂ©orienter et rĂ©organiser rapidement les sites industriels vers la fabrication d’emballages pour les biens de grande consommation afin de rĂ©pondre Ă  ces nouvelles tendances du marchĂ©.

«Dans le cadre du transfert plastique vers le carton, l’emballage de transport en logistique profite de ce regain d’intĂ©rĂŞt pour le carton», constate Gilles Coste, chef de marchĂ© fruits et lĂ©gumes chez DS Smith Packaging France. Pour le cartonnier, petits et grands acteurs du rayon fruits et lĂ©gumes rĂ©clament des emballages mettant en avant la couleur Ă©crue du carton, en s’éloignant progressivement de grosses impressions couleurs. «Nos clients continuent Ă  personnaliser les plateaux mais par petite touche et de façon plus raisonnable, pour laisser place majoritairement Ă  la couleur naturelle du carton», analyse le porte-parole de DS Smith. Autre avantage mis en avant par le groupe : l’adaptabilitĂ© de la hauteur des plateaux carton au volume Ă  emballer, ce qui optimise le nombre d’emballages unitaires Ă  palettiser sur le plan logistique. La demande en plateaux reste, quant Ă  elle, principalement tirĂ©e par les produits frais (beurre, fromage, yaourts, etc.) mais Ă©galement la viennoiserie-boulangerie et la viande. «Pour ces produits, il y a peu d’impression, et on travaille plutĂ´t sur la performance de la portance», observe Gilles Coste. Les Ă©quipes de designers sont challengĂ©es pour imaginer des plateaux / PAV 2-en-1. «Nos bureaux d’études travaillent sur de nouveaux concepts de formes, tels que des plateaux sĂ©cables, pour transformer le plateau en prĂ©sentoir sur le lieu de vente une fois le transport des produits effectuĂ©. Il offre ainsi une meilleure visibilitĂ© des produits et de la marque en linĂ©aires et contribue Ă  stimuler les ventes», prĂ©cise Christophe Furet, Responsable Communication. FacilitĂ© de prĂ©hension et maintien des produits, optimisation du grammage et de la surface, sont autant de paramètres que le cartonnier doit adapter en fonction de chaque besoin de clients, pour offrir une solution sur-mesure.

Extrait de la revue n° 656 - Mars 2021. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support