Texte AlternatifDe l’extérieur, la verrerie de Masnières – vieille de 200 ans – semble presque figée dans le temps. Pourtant, dès le seuil franchi, l’ambiance est toute autre. Nouveau four, automatisation des lignes, robotisation de l’atelier moulerie, etc. le site se veut à la pointe de la technologie. Un résultat qui illustre le fruit d’un ambitieux programme d’investissement entamé en 2015 par la maison mère, STO (Stoelzle Glass Group) pour faire de Stoelzle Masnières Parfumerie, et de Stoelzle Masnières Décoration à quelques encablures, des usines compétitives et agiles. «Malgré la crise sanitaire engendrée par la Covid-19, le groupe a décidé de poursuivre ses investissements pour anticiper les besoins de nos clients. Nous avons profité de l’arrêt d’activité lors du premier confinement pour installer notre 5e four, inauguré en janvier dernier», explique Étienne Gruyez, pdg de Stoelzle Masnières Parfumerie et directeur de la Business Unit Parfumerie et Cosmétique de Stoelzle Glass Group.

Avec ce nouveau four, le verrier voit ainsi sa capacité de production grimper de 30%, à 110 tonnes par jour, soit l’équivalent de 140 millions de flacons fabriqués par an. Mais il permet également à Stoelzle d’intégrer une quantité stable de verre PCR, à hauteur de 11,6%, tout au long de l’année, sans compromis sur la qualité de verre qui reste extra blanc. «Grâce à une alimentation mixte gaz et électricité verte, nous avons également réduit notre consommation énergétique de 12% par rapport à notre ancien four de 70 tonnes», ajoute le dirigeant, qui précise que 70% des consommations sont, par ailleurs, compensées par les usines de biomasse du groupe.

L’atelier moulerie se robotise
Texte AlternatifLieu hautement stratégique, la moulerie tourne 24h/24 et sort l’intégralité des moules ébaucheurs du verrier, à savoir entre 300 et 350 moules actifs par an. «Le secret du verre réside dans ces moules ébaucheurs, qui viennent dessiner la forme originale du flacon, lors d’un procédé de soufflage – soufflage à une température de 1000°C, avant d’être peaufinés par les moules finisseurs à 800°C. Pour ces derniers, nous faisons aujourd’hui appel à des moulistes partenaires de la Glass Vallée», décrit Etienne Gruyez. D’une durée de vie d’environ 200 000 pièces pour un flacon de parfum, le verrier anticipe leur rotation et d’éventuelles casses en ayant toujours un coup d’avance côté stock. Pour gagner en réactivité, l’atelier poursuit son automatisation avec l’installation d’un nouveau robot. En s’équipant d’une solution rapide et flexible d’usinage 5 faces des moules (modèle CMX 50 U de DMG Mori), Stoelzle souhaite également internaliser progressivement la production de ses moules finisseurs.

Extrait de la revue n° 659 - Juin 2021. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support