A chaque acteur ses besoins !
Pour le (e-)consommateur : il faut que l’emballage soit joli, solide mais le plus Ă©co-responsable possible, sans hausse de prix.
Pour la marque : il faut que le produit arrive intact, donc que les emballages primaires et secondaires soient solides (un article pouvant ĂŞtre manipulĂ© plus de 20 fois avant sa mise sous carton), qu’ils prennent le moins de place possible (pour rĂ©duire ses coĂ»ts de transport), qu’ils soient visibles (attractifs et informatifs) et plus Ă©co-responsables (moins d’emballages secondaires et tertiaires).

Ainsi, pour répondre aux nouveaux besoins des (e-)consommateurs, les industriels étudient plusieurs pistes :
• la modification des matériaux utilisés,
• la réduction des matériaux,
• l’utilisation de nouveaux matériaux,
• le design de nouveaux emballages.

Trouver le bon « match »
La contrainte majeure réside dans le fait que tous les composants sont liés entre eux. La moindre modification de l’un d’eux, comme le changement de matériau, a un impact direct sur les propriétés intrinsèques de celui-ci (rigidité, perméabilité, résistance…) ainsi que sur celles des autres composants (abrasion, maintien…). Réduire l’épaisseur des matériaux implique de trouver la limite à ne pas dépasser pour conserver les bonnes propriétés.

Changer de matériau nécessite de maîtriser l’impact de celui-ci vis-à-vis du produit et de la réglementation. Enfin, il faut prendre en compte les contraintes liées à l’industrialisation du process. Trouver un subtil mélange permettant de conserver l’ensemble des propriétés. L’industriel devra donc y aller pas à pas en priorisant les propriétés à privilégier.

C’est lĂ  qu’interviennent les experts du testing. Chez SGS, cette spĂ©cialisation se « cultive » dans son laboratoire de Cestas. Trois grandes approches sont pratiquĂ©es :
• la caractĂ©risation des matĂ©riaux et la comparaison des diffĂ©rentes propriĂ©tĂ©s physiques et mĂ©caniques – ex : dĂ©termination de la composition des matĂ©riaux par analyses chimiques, Ă©paisseur…,
• la vĂ©rification des propriĂ©tĂ©s des emballages – ex : permĂ©abilitĂ©, rĂ©sistance Ă  la traction, flexion…,
• la mise Ă  l’épreuve des diffĂ©rentes solutions – ex : abrasion, glissabilité…

Les secrets de la marche Ă  suivre
Première Ă©tape, les experts travaillent sur le matĂ©riau de l’emballage primaire pour le caractĂ©riser selon les propriĂ©tĂ©s primordiales dĂ©sirĂ©es : permĂ©abilitĂ©, biodĂ©gradabilitĂ©, rĂ©sistance, allĂ©gations marketing... Une fois les diffĂ©rentes solutions isolĂ©es, la seconde Ă©tape consiste Ă  dĂ©terminer le comportement de chacune vis-Ă -vis du produit – ex : pas d’interactions, pas de jaunissement… Le dĂ©veloppement de l’emballage secondaire et tertiaire dĂ©coulera de la solution choisie et donc de ses propriĂ©tĂ©s mais aussi du canal de commercialisation souhaitĂ© : point de vente traditionnel, multicanal, vente en ligne…

Enfin, redesigner l’emballage ; le design permet d’optimiser les volumes (pour minimiser l’espace) mais aussi de le rendre plus robuste en modifiant certains paramètres ou certains calages. DiffĂ©rents tests permettront de vĂ©rifier si ce nouveau design et sa composition seront compatibles avec l’emballage primaire et donc avec le produit.

Encore une fois, il faut garder à l’esprit que l’objectif final pour l’industriel est de réaliser des économies, en conservant un produit intact avec le moins d’impact possible sur l’environnement… tout en garantissant la satisfaction du (e-)consommateur.

Extrait de la revue n° 662 - Octobre 2021. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support