Texte Alternatif

Définit par le code de la consommation comme «la vente au consommateur de produits présentés sans emballage, en quantité choisie par le consommateur, dans des contenants réemployables ou réutilisables», certains y voyaient la fin de l’emballage et pourtant ...

Même pour la vente en vrac, l’emballage conserve un rôle essentiel
Bien que les produits soient présentés au consommateur sans emballage, ce dernier ne disparait pas pour autant. En effet, dès lors que le lieu de consommation d’un bien quel qu’il soit est différent de son lieu de production, un système d’emballage est nécessaire, de même que pour le stocker, le protéger ou encore l’identifier.

«Les emballages demeurent nécessaires tant dans la logistique en amont du point de distribution, qu’après l’achat pour permettre au consommateur d’emporter le produit chez lui et le stocker» précise Kareen Desbouis, porte-parole de la filière du carton ondulé.

La vente en vrac multiplie les contraintes
Bien que séduisante la vente en vrac doit faire face à de nombreuses contraintes qui peuvent en limiter le développement notamment dans l’alimentaire. Sur le plan de l’hygiène, le remplissage des systèmes de distribution, les polluants externes ou encore les manipulations répétées par les consommateurs imposent un nettoyage très régulier pour éviter tout risque de contamination bactérienne qui plus est lorsqu’il s’agit de produits liquides (jus, sirops, soupes…) ou encore ultrafrais (yaourts, glaces…). Les points d’attention et facteurs de risques sont nombreux tant et si bien qu’après avoir donné une définition de la vente en vrac, l’article L. 120-1 du Code de la consommation a établi une liste d’interdictions de vente en vrac de certains produits pour des raisons de santé publique. Sur le plan de la traçabilité, même si la vente en vrac dispense d’afficher les valeurs nutritionnelles et compositions des produits certaines mentions restent obligatoires. Origine, numéros de lot en cas de rappel de produits, durée de conservation, risques de fraude pour les produits sous AOP IGP sont autant d’éléments nécessitant une vigilance renforcée avec la suppression de l’emballage produit. Enfin, au-delà des considérations liées à l’emballage, ce nouveau mode de distribution subit de fortes contraintes économiques, avec des coûts (mobilier, personnel …) qu’il s’agira de réussir à amortir compte-tenu du panier moyen relativement faible de ce type de distribution mais également réglementaires (respect du code de consommation, manutention manuelle…) auxquelles la filière de l’emballage peut apporter des réponses.

Les solutions viennent de l’emballage
Kareen Desbouis en est convaincue. «Il est tout à fait envisageable de concevoir des emballages de transports en carton ondulé facilitant les opérations de manipulation et la traçabilité des informations, supprimant le risque de perte d’informations, et limitant les risques hygiéniques dans la distribution en vrac. À l’instar des Prêt-à-Vendre conçus pour la grande distribution cumulant les fonctions d’emballages logistiques et de facilitateur de la mise en rayon, des emballages ont été conçus cumulant des fonctions de distribution et de présentation. A usage unique, recyclables, facilement recyclés, et imprimables, ils permettent de supprimer les manipulations pour recharge, rendant ainsi inutiles les nettoyages entre chaque lot qui restent fermés pour éviter les contaminations extérieures.

«La filière du carton ondulé travaille d’ailleurs actuellement avec les acteurs du vrac sur des solutions efficaces», précise Kareen Desbouis avec enthousiasme.

www.cartononduledefrance.org

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