Quel bilan tirez-vous de l’année 2021 et quels ont été les temps forts du groupe Cama ?
Texte AlternatifLe groupe a clĂ´turĂ© l’exercice 2021 Ă  environ 75 M€, une performance qui s’appuie notamment sur les investissements machines de nos grands comptes clients mais Ă©galement sur la bonne santĂ© du marchĂ© du PET food, que ce soit en France, en Europe ou Ă  l’international. Cette annĂ©e a Ă©tĂ© Ă©galement marquĂ©e par le lancement de deux machines wrap Ă  pas court, qui rĂ©pondent aux besoins du secteur agroalimentaire de conditionner de plus petits lots d’unitĂ©s de vente pour gagner en flexibilitĂ© et rĂ©activitĂ©. Cama a pour objectif d’atteindre rapidement la barre symbolique des 100 M€ de chiffre d’affaires : nos carnets de commandes sont dĂ©jĂ  remplis Ă  80% pour 2022. Seul bĂ©mol : les risques de report de facturation dans un contexte Ă©conomique compliquĂ©, oĂą la flambĂ©e des prix et les retards d’approvisionnement des matières premières s’intensifient. Pour autant, la direction poursuit ses investissements : les Ă©quipes sont en cours de transfert sur le nouveau site de Molteno, au nord de Milan en Italie. Avec une surface de 35 000 m² dont 25 000 dĂ©diĂ©s Ă  la production et aux bureaux, l’usine pourra accueillir des lignes complètes et aura pour ambition de rassembler un pool de co-traitants privilĂ©giĂ©.

Texte AlternatifQuelles sont les spécificités du marché français ?
L’Hexagone a toujours été une zone de challenge en termes de technologies et un marché stratégique derrière les Etats-Unis, avec un CA de 14M€ en 2021 réalisé principalement en confiserie, biscuiterie, épicerie et PET food. On y observe la croissance organique des PME et un positionnement axé sur une croissance dynamique du secteur non alimentaire. Début 2022, une ligne d’assemblage de rouleaux de scotch réalisée à partir de nos modules verra le jour. Une première pour notre groupe et un projet sur-mesure que Cama aimerait dupliquer à l’avenir pour nous ouvrir un nouveau champ de possibles. L’autre grand défi que m’a confié Daniele Bellante, directeur général du groupe Cama, lors de ma nomination en novembre 2020, est de signer notre grand retour sur le marché des produits laitiers. Nous avons ainsi équipé en 2021 huit usines laitières de nos solutions EOL (End of Line) capables de gérer différents formes et tailles d’emballages. Outre leur polyvalence, ces outils réalisés à partir de nos modules IF permettent de répondre aux enjeux de durabilité. Pot, étiquette et joint peuvent être, par exemple, tous fabriqués en mono-matériau PET. Nous travaillons également avec différents acteurs sur des projets de mécanisation d’emballages carton pour de futurs développements.

Quels sont les autres axes stratégiques du groupe ?
Nous souhaitons également remettre en avant notre offre de suremballeuses en continu qui a été totalement revue, après deux ans de développement. Plus performante, flexible et compacte, cette nouvelle série MPbénéficie d’une conception modulaire et offre des capacités cadences / formats élevées. Elles bénéficient de l’architecture unique CAMA BTG soit «0 rétention & corps creux», grande accessibilité, armoires et industrie 4.0 intégrées. Les changements de format sont simples et rapides, un changement de pas prenant, par exemple, moins de 20 minutes. Le chargement a été aussi facilité pour l’opérateur grâce à un magasin situé plus bas. Il est également possible d’intégrer un module d’encaissage pour éviter les convoyeurs de transfert. Disponible en trois variantes, la série MP a déjà séduit plusieurs entreprises laitières de renommée mondiale.

Quel est, selon vous, l’élément de différenciation de Cama ?
Texte AlternatifOutre notre expertise machines, le fait d’intĂ©grer en interne la partie robotique est une vraie force. En 2020, nous avons fait encore Ă©voluer l’architecture de nos châssis et la cartĂ©risation de nos robots. RĂ©sultat : des solutions de chargement plus performantes et rapides. Nous travaillons actuellement Ă  amĂ©liorer la surface de travail de nos robots, et Ă  plus long terme rĂ©flĂ©chissons Ă  des applications sur des produits nus qui nĂ©cessiteraient des solutions robotisĂ©es lavables.

Extrait de la revue n° 664 - Décembre 2021/Janvier 2022. Reproduction interdite sauf accord écrit d'Emballage Digest ou mention du support