Texte AlternatifL’histoire de Serac est Ă©troitement liĂ©e aux produits laitiers. Elle en est mĂŞme Ă  l’origine ! En 1969, son fondateur Jean-Jacques Graffin – qui s’est rĂ©cemment Ă©teint Ă  l’âge de 85 ans – avait rĂ©volutionnĂ© les modes opĂ©ratoires des laiteries avec une idĂ©e simple : peser l’emballage pendant son conditionnement. Est ainsi nĂ©e la première remplisseuse pondĂ©rale pour bouteilles de lait. 50 ans plus tard, le secteur laitier reste le premier marchĂ© de Serac (50% des ventes), suivis par les huiles/sauces (20%) et l’hygiène / dĂ©tergence (20%) pour un chiffre d’affaires groupe de 123 M€ en 2021. «Nos Ă©quipes ont depuis dĂ©veloppĂ© une expertise pour les lignes de soufflage, remplissage et bouchage, oĂą chaque module est rĂ©alisĂ© en interne par nos Ă©quipes. Le dĂ©veloppement de solutions par nos Ă©quipes de R&D est un point fort qui nous diffĂ©rencie de nos concurrents», explique Alain Etancelin, directeur commercial EMEA de Serac. Si les origines de la sociĂ©tĂ© reposent sur les bouteilles de lait, son offre s’est Ă©toffĂ©e en 2004 avec le rachat de Nova, fabricant de remplisseuses de pots prĂ©formĂ©s pour yaourts, desserts, rillettes, etc.

Ouverture d’un bureau Serac en Russie
Texte AlternatifAutre atout pour le constructeur : son indĂ©pendance grâce Ă  un actionnariat familial qui lui permet de rester Ă  l’écoute du marchĂ© et rĂ©agir rapidement Ă  ses signaux. «Nous avons su, avec le temps, dĂ©ployer notre prĂ©sence Ă  l’international et acquĂ©rir une fine connaissance de chaque marchĂ© local», indique Karine Cintas, assistante commerciale et marketing direct. DĂ©jĂ  prĂ©sent au Moyen-Orient, en Afrique, en Chine ou encore en IndonĂ©sie, Serac a choisi d’ouvrir en septembre 2021 son 7e bureau Ă  Moscou. Trois personnes y sont pour le moment rattachĂ©es «Nous accompagnons depuis 25 ans les fabricants russes depuis la France. Avec cette ouverture, nous souhaitions renforcer notre proximitĂ© avec les clients russophones et offrir un support au niveau local afin de faciliter l’émergence de nouveaux projets», dĂ©taille Alain Etancelin. Commercialement, les objectifs sont ambitieux : doubler voire tripler la vente de machines d’ici cinq ans. Pour y parvenir, Serac compte s’attaquer au consĂ©quent marchĂ© laitier russe mais Ă©galement, pĂ©nĂ©trer de nouveaux secteurs comme celui des huiles, sauces, lubrifiants, etc. Preuve du dynamisme du marchĂ© rĂ©gional, une machine Combox (photo Ă  droite) s’apprĂŞte Ă  quitter les ateliers de la FertĂ©-Bernard pour l’Ukraine. Cette ligne soufflage PET, remplissage et bouchage permettra le conditionnement de formats allant de 250 ml Ă  2L pour des yaourts Ă  boire, Ă  une cadence de 10 Ă  12 000 bouteilles par heure.

En zone EMEA, le bureau Serac Dubai – inauguré il y a deux ans – se renforce et compte désormais cinq collaborateurs. Depuis cette base, le constructeur ambitionne de conquérir de nouveaux marchés en Afrique du Sud et de l’Est dans les secteurs laitier, des huiles/sauces et de l’hygiène/beauté.