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Les tubes, recyclables et recyclés

Packaging

Parfumerie & Cosmétique

Vu dans le mag

publié le mardi 31 mars 2026

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Le tube poursuit son évolution vers une fabrication en monomatière – plastique ou aluminium – avec l’intégration de recyclé et la suppression de la barrière aluminium dans les tubes en plastique. L’allègement de la quantité de matériau reste d’actualité : des marges de progression subsistent.

L’association européenne des fabricants de tubes (ETMA) a publié des chiffres du marché pour le premier semestre 2025. Premier constat : les livraisons mondiales de tubes (aluminium, laminé, plastique) ont diminué de 3,9%, pour atteindre environ 5,8 milliards d’unités par rapport à la même période en 2024.
La situation varie toutefois selon les types de tubes. Avec près de 2 milliards d’unités livrées, le marché du tube en aluminium a reculé de 4,8%. La stabilité de l’alimentaire et la légère croissance des cosmétiques n’ont pas compensé la forte chute du segment pharmaceutique. Les livraisons de tubes laminés ont-elles augmenté pour atteindre près de 2,3 milliards d’unités, soit une hausse de 3,6% par rapport à l’année précédente, portée par le dentifrice et les produits pharmaceutiques. Enfin, avec environ 1,47 milliard d’unités, les livraisons de tubes en plastique ont chuté de 12,8%. Ce recul est principalement dû à une baisse de la demande dans le secteur des cosmétiques, notamment pour les tubes de petit diamètre. La disponibilité limitée des matières recyclées post-consommation, le contexte commercial mondial incertain, et la pression réglementaire sur les emballages constituent des défis persistants.

«En 2025, le marché a été globalement compliqué, volatile. Le contexte géopolitique et économique rend les marques hésitantes dans leurs investissements. Elles adoptent une stratégie différente en optant pour moins de lancements, du rebranding ou des lancements de produits ciblés comme ceux pour les femmes ménopausées. Il y a eu une reprise en fin d’année – mais pas comme attendue en Chine où les consommateurs évoluent et se tournent maintenant de temps en temps aussi vers les marques locales», analyse Caroline Hughes, responsable marketing et communication d’Albéa Tubes. Le format tube continue toutefois de se développer. Son nomadisme et les possibilités de diversification qu’il offre – via le bouchon, la décoration – plaisent aux marques. Elles sont notamment intéressées par l’ajout d’applicateurs qui, sur de petits formats de tube, apportent expérience et facilité d’application pour les soins visage, le contour des yeux ou le maquillage. Albéa a, par exemple, travaillé sur des tubes associés à des applicateurs souples en TPE, avec une forme biseautée pour les lèvres, ou avec un embout fin façon «dropper» pour des sérums. De nouveaux effets de décoration apportent en outre de la sensorialité. «Des marques de dentifrice retirent l’étui secondaire en carton. La décoration est donc d’autant plus importante. Nous investissons beaucoup dans l’impression pour disposer de plus de capacités, de couleurs et de combinaisons de techniques», ajoute-t-elle. Le segment de l’hygiène bucco-dentaire, toujours porteur, tend à la premiumisation et reprend les codes de la beauté : dentifrices en flacon-pompe (en verre rechargeable) chez la marque vegan What Matters ; en tube avec pompe chez la marque américaine Crest pour son produit 3D White ; ou conditionnés dans de jolis tubes à l’instar des marques Marvis, Aesop, Le Bon, Selahatin, ou encore The Smilist – qui se positionne sur des soins dentaires naturels haut de gamme, adoptant notamment un tube en 100% aluminium pour ses dentifrices. En France, «nous sortons d’une période compliquée. Le segment des produits premium a été impacté par l’inflation, tout comme la cosmétique bio, mais nous sentons un redémarrage sur ce secteur. La cosmétique à bas prix s’en sort bien. Notre entreprise a enregistré de bons résultats sur les produits d’hygiène, mais je ne sais pas si c’est représentatif – d’autant plus que la disparition de la société Gerstube, dont l’usine a brulé lors d’un incendie, a chamboulé la donne car toute sa production de tubes est désormais éparpillée chez des fournisseurs français ou européens», explique Jean Bugnon, dirigeant de Ets Bugnon, fabricant de tubes extrudés et laminés.

Réduction du plastique pétro-sourcé 
L’allègement de la quantité de plastique dans les tubes se poursuit. «Cela dépend du niveau d’acceptation du client et du consommateur. Nous réduisons l’épaisseur de la jupe : par exemple pour un tube extrudé de 200 ml en diamètre 50, nous atteignons une épaisseur de 0,4 mm (400 microns). Pour la production de tubes laminés, nous utilisons des films plus fins. Et pour les bouchons, la tendance est à la réduction de hauteur», détaille Jean Bugnon. Les fournisseurs varient par ailleurs l’origine du plastique pour proposer des tubes en PE végétal, fabriqués avec de l’éthanol de canne à sucre. «Cela reste clivant car ce plastique biosourcé est produit à base de canne a sucre et vient du Brésil», ajoute le dirigeant. La directive PPWR va en outre obliger les marques à intégrer des matériaux recyclés d’origine européenne dans leurs emballages. «Nous pouvons intégrer du PEHD PCR dans nos tubes. La compatibilité reste un sujet, car il peut subsister des impuretés dans le plastique PCR. Nous cherchons des certifications «cosmétique», basées sur des tests de migration pour dépister d’éventuelles «substances non ajoutées intentionnellement» (NIAS) dans le PCR», précise Jean Bugnon. Chez Albéa Tubes, Thierry Maurice, directeur innovation et durabilité constate «une forte croissance des demandes pour des tubes contenant de la matière recyclée. Plus de 30% de notre production de tubes extrudés en contient. Nous avons également mis au point une solution technique – Greenleaf PCR– pour en intégrer dans des tubes laminés, portant l’ensemble tube et bouchon à plus de 60% de plastique recyclé. Le challenge est de réussir à conserver l’épaisseur faible du tube laminé, une très haute protection et un bel esthétique car le PCR contient des inclusions», détaille-t-il. Le groupe utilise une matière recyclée certifiée par une lettre de non-objection de la FDA. Quant au fabricant Linhardt, il a lancé Next Gen PCR, le premier tube plastique PE-HD / LLDPE dont les deux matériaux principaux sont fabriqués en 100% plastique PCR. Le tube conserve des propriétés visuelles et tactiles proches d’un tube en matière vierge grâce à la pureté du matériau recyclé utilisé, (ETMA Awards 2025, pour la marque Cien). Il s’agit du PreFin PCR, fourni par la société allemande WIS Kunststoffe qui réalise un tri très sélectif des matières et utilise un procédé de décontamination poussé. Ce nouveau tube est conçu avec des parois plus fines (350 microns) qu’un tube classique (environ 500 microns).

Le recyclage des tubes porté par le mono-matériau 
Pour faciliter le recyclage des tubes, Ets Bugnon fabrique des tubes «monomatières» en 100% PE. «Nous constatons en outre une tendance à la suppression de l’aluminium dans les tubes dentifrices. Ce marché utilisait traditionnellement des tubes laminés ABL (barrière aluminium), qui garantissaient d’excellentes barrières à l’oxygène, à la vapeur d’eau, et pas de retour d’air donc pas d’oxydation – mais son recyclage était très compliqué. On voit un glissement vers des tubes PBL, avec une barrière plastique de type EVOH – certes pas aussi technique mais permettant le recyclage», remarque Jean Bugnon. Ets Bugnon est en mesure de proposer des tubes laminés métallisés sans aluminium. «Il s’agit de PE recouvert d’une microcouche de métallisation, recyclable selon notre fournisseur», ajoute-t-il. Ets Bugnon propose par ailleurs des tubes et des recharges pour flacon en papier carton complexé contenant au moins 50% de fibres de cellulose. «La tendance va vers l’augmentation de la part de cellulose, comme on peut le constater en Belgique ou en Allemagne. Du côté des clients, il n’y a pas de réel engouement pour cette solution. Le recyclage reste spécifique, puisque ce type de tubes se retrouve dans la filière des briques de lait», souligne Jean Bugnon. Pour ses tubes contenant du papier, l’axe de développement d’Albéa porte sur l’augmentation de la quantité de papier. «Le texte de la directive PPWR n’est pas encore définitif, mais il est envisagé que la matière principale d’un packaging représente un minimum de 70% de sa composition – et cette règle s’appliquerait aux tubes papier également. C’est un challenge en termes de fonctionnalité, de désirabilité – et cela en respectant le même cahier des charges que celui d’un tube extrudé. Pour atteindre cet objectif, nous réduisons la part plastique dans les tubes papier, ce qui peut compliquer leur soudure», indique Thierry Maurice. Nul doute que le tube en carton évoluera encore beaucoup ces prochaines années.

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