• Accueil
  • Mediakit 🇫🇷 🇬🇧
    • Programme rédactionnel
    • Tarifs
    • Formats & infos techniques
    • Diffusion
  • Agenda
  • La Revue
  • L’équipe
  • Podcasts & vidéos
  • Derniers numéros
  • Linéaires
  • Alimentaire
  • Parfumerie & Cosmétique
  • Pharmacie
  • Industrie
    • Matériel
    • Matériaux
    • Emballages
  • News 🇬🇧
logo
  • Mediakit 🇫🇷 🇬🇧
    • Programme Rédactionnel
    • Tarifs
    • Formats & infos techniques
    • Diffusion
  • Agenda
  • La Revue
  • L’équipe
  • Podcasts & vidéos
  • Derniers numéros
S'abonner / subscribe linkedin
  • Accueil
  • Linéaires
  • Alimentaire
  • Parfumerie & Cosmétique
  • Pharmacie
  • Industrie
    • Matériel
    • Matériaux
    • Emballages
  • News 🇬🇧

Emballages alimentaires : le carton relève le défi de la barrière

Food

Packaging

Vu dans le mag

posted Friday 30 October 2026

Abonnez-vous à la revue pour lire la suite de l'article

s'abonner

Sachets en papier, barquettes et pots en carton s’installent dans les rayons, portés par la PPWR et la directive SUP. Le défi des fabricants et fournisseurs est de leur donner les propriétés barrières nécessaires tout en préservant leur recyclabilité dans la filière papier-carton. Le tout sans PFAS, comme l’exige la PPWR. Sur les solutions carton – film plastique, les fournisseurs continuent de réduire la part plastique avec des films toujours plus fins, et explorent les barrières sans plastique. L’enjeu est aussi de trouver le bon équilibre.

Dans les rayons confiseries et snacks, il est de plus en plus fréquent de voir des sachets d’emballage souple en papier, et non plus en plastique – y compris des emballages primaires. Sur le marché français, la marque Alter Eco a par exemple dévoilé en février un nouvel emballage en papier pour ses tablettes de chocolat. Elle a choisi le papier AmFiber™ Performance du groupe Amcor, à haute barrière grâce à un film très fin, et recyclable dans la filière papier-carton. Idem du coté des barquettes pour la grande distribution, ou des emballages de la restauration rapide. L’enseigne Auchan commercialise ses plats «traiteur» dans des barquettes en carton. En Grande-Bretagne, l’enseigne Marks & Spencer a conditionné pour test un plat cuisiné dans une barquette en carton passant au micro-ondes ou au four. Les fournisseurs sont particulièrement actifs sur le sujet, comme de nombreux lancements récents en témoignent.
Ces changements correspondent bien sûr aux nouvelles règlementations en vigueur, comme la PPWR ou la directive SUP. Reste qu’il n’est pas simple de conférer au papier et au carton les propriétés nécessaires pour protéger chaque type d’aliment, tout en préservant leur recyclabilité. Certaines applications nécessitent une barrière élevée (aux graisses, à l’humidité, ou pour préserver les arômes), d’autres n’ont pas ce besoin. Pour Hélène Lehtinen, vice-présidente R&D du groupe Metsä Board, il est essentiel de comprendre les caractéristiques du produit emballé afin de trouver la solution la plus adaptée. «Parfois, le plastique est surdimensionné par rapport au besoin de barrière. L’innovation ne concerne pas seulement le matériau d’emballage lui-même. C’est la combinaison du carton, de la technologie barrière et de la conception de l’emballage qui créé une solution d’emballage optimisée pour un produit spécifique et une expérience client positive. Nous avons renforcé nos partenariats avec des transformateurs et des spécialistes du revêtement pour que nos clients aient accès à une large gamme de solutions barrières, adaptées à des applications alimentaires spécifiques», détaille-t-elle.

Réduire la part plastique sans compromettre les performances
L’objectif premier des fournisseurs est d’augmenter la proportion de fibres de papier dans ces solutions sans compromettre la protection et la conservation des aliments. Les technologies d’extrusion et de contre-collage de film sur carton restent pour l’instant les principales solutions utilisées pour produire des papiers et cartons barrière. «L’un des enjeux reste de permettre une séparation efficace des matériaux afin de préserver la recyclabilité de la fibre dans la filière papier-carton. À terme, la PPWR introduira une classification de la recyclabilité des emballages selon trois grades A, B et C, avec notamment un grade A correspondant à une recyclabilité d’au moins 95% en masse. Pour les solutions barrières, le défi sera donc de maximiser la part de fibre et de développer des films toujours plus fins et compatibles avec les futurs critères de recyclabilité. Atteindre plus de 95% de carton tout en conservant les performances barrières nécessaires constitue un véritable challenge technique. Nous travaillons sur des solutions barrières reposant sur une fine couche de PE ou de PET, pelliculée sur la surface du carton en post-production, à l’instar de la barquette Greenpeel», explique Pierre Le Breton, directeur commercial France de MM Packaging.
De son côté, ASV Packaging (groupe Hinojosa) étoffe sa gamme 360° Green Packaging, avec des barquettes et des supports en carton associés à des films barrière. «Pour les solutions de type Map ou Skin, nous utilisons des structures laminées séparables et travaillons avec des films de plus en plus fins afin de réduire progressivement la quantité de plastique et de faciliter la séparation des différents matériaux en fin de vie de l’emballage», souligne Olivier Lannion, responsable technique Halopack France, qui commercialise les barquettes Halopack en carton destinée aux aliments frais et aux plats préparés. Elles résistent à l’eau et à la
congélation et existent dans des versions adaptées au four et au micro-ondes.
Quant à la société Graphic Packaging International, elle poursuit le développement de sa gamme de barquettes PaperSeal™ sur le marché français. Conçues en carton avec un liner plastique destiné au contact alimentaire, ces solutions d’emballage offrent une barrière aux gaz et à l’humidité tout en étant compatibles avec une utilisation au four traditionnel et au micro-ondes. «Plus une barquette est profonde, plus le liner doit être épais. Notre objectif est aujourd’hui de réduire l’épaisseur du liner. Nous menons actuellement des essais en ce sens», explique Yannick André, directeur commercial de l’entreprise. Celle-ci travaille actuellement à la mise au point d’une gamme de boîtes rondes destinée au marché de la restauration rapide. Ces emballages intégreraient un liner appliqué selon un procédé similaire à celui utilisé pour la gamme PaperSeal™, garantissant une étanchéité optimale. «L’application d’un liner dans un format rond représente un véritable défi technique, car cela nécessite des outillages spécifiques ainsi qu’une large surface de scellage pour assurer les performances attendues», précise-t-il.
Le groupe Huhtamaki a, lui, lancé en 2025 la solution ProDairy, spécialement pour les pots de yaourts. «Nous avons réalisé un couchage en PE uniquement sur l’intérieur du pot, en remplaçant le second couchage extérieur par un vernis de protection qui assure une barrière à l’humidité, tout en conservant l’aspect mat du papier. Cette solution contient moins de 10% de plastique, sans compromis sur les performances par rapport aux pots avec deux couchages», explique Vincent Biencourt, directeur développement des produits de grande consommation sur le segment du Food Service pour Huhtamaki. Le groupe développe également des solutions contenant moins de 5% de plastique : les solutions pour les glaces alimentaires sont désormais sur le marché, et d’autres avec des barrières plus élevées et les solutions sont encore en développement. «Nous travaillons sur des nouvelles techniques d’application de la barrière et technologies de matériaux, autres que le PE. En parallèle nous implémentons de nouvelles capabilités pour que nos clients puissent tester rapidement et de façon plus économique de nouvelles solutions», précise-t-il.

Des barrières sans plastique, et sans PFAS
Les fournisseurs développent en parallèle des solutions de revêtements pour limiter toujours plus le plastique, voire le supprimer totalement. Les revêtements en dispersion aqueuse gagnent du terrain. Cette technologie peut être appliquée sur les machines à carton existantes et permet de produire des produits barrière mono-matériaux à base de fibres, conformes aux définitions de la règlementation PPWR. Une subtilité est à noter : si un revêtement barrière n’est pas considéré comme du plastique par la PPWR, il peut l’être sous le prisme de la directive SUP, dont la définition du plastique est plus large. Un emballage en carton conforme à la PPWR peut donc ne pas l’être selon la directive SUP… «Les produits barrière en dispersion aqueuse visent des applications universelles, à faible niveau d’exigence (le carton Prime FBB EB, également sans PFAS). En parallèle, les barrières biosourcées issues de ressources renouvelables comme le bois et les algues, ainsi que les revêtements à base minérale suscitent un intérêt important dans toute l’industrie de l’emballage. Ces solutions sont considérées comme sans plastique. Ces barrières biosourcées sont pour l’instant réservées à des applications de niche. Elles sont encore peu accessibles et coûtent plus cher, mais il est pertinent de prendre en compte le coût total d’un produit – avec les taxes, le prix du pétrole, les éco-contributions… Au total, la différence peut être limitée», précise Hélène Lehtinen. «Nous travaillons au développement de films et de coatings biodégradables. Le défi consiste à faire en sorte que ces nouvelles barrières conservent les performances nécessaires en matière de résistance à l’humidité, aux graisses ou aux températures, tout en répondant aux exigences de sécurité alimentaire et de thermoscellabilité», résume Olivier Lannion.

Autre élément très important : selon la règlementation PPWR, en vigueur depuis le 12 août 2026, les acteurs de l’emballage ont désormais l’obligation de minimiser les substances préoccupantes comme les PFAS ou les métaux lourds, présentes dans les emballages et leurs composants, quel que soit le matériau. Le carton n’y échappe pas, car certains revêtements de surface ou traitements dans la masse peuvent contenir des PFAS. «C’est un véritable challenge de limiter ces substances, et nous devons refaire l’inventaire de toutes nos gammes pour vérifier ce qui est conforme et ce qui ne l’est pas. L’enjeu est technique : les fabricants de carton doivent faire évoluer leurs recettes en s’orientant sur des bases aqueuses pour réduire les PFAS. Il y a eu un gros travail sur les grades de cartons, avec de nouveaux types de GC (carton intérieur bois) traités dans la masse, mais actuellement peu sont garantis sans PFAS. Notre groupe fabrique dans notre usine en Finlande le carton Alaska® barrier grease dont le revêtement est à base d’eau, sans substances fluorées», souligne Pierre Le Breton. MM Packaging fournit des emballages en carton plat (de grades GC et GD (recyclé)). Outre l’enjeu technique, le prix est un frein majeur : «le coût des traitements est élevé. Plus un carton est technique, plus il est cher. Ces modifications de recettes peuvent aussi impacter la souplesse du carton et être un frein à sa bonne mécanisation et au maintien des cadences – ce qui a un impact sur l’efficience coût», ajoute-t-il.

Alléger le carton en conservant sa solidité
Les fibres vierges restent majoritairement utilisées pour la fabrication des emballages primaires en carton. Il est en effet encore compliqué de trouver du carton recyclé apte au contact alimentaire. Pour la fabrication de ses barquettes par exemple, Graphic Packaging International privilégie exclusivement des fibres vierges afin d’éliminer tout risque de migration. «Les emballages doivent conserver leur intégrité malgré des taux d’humidité élevés et des durées de conservation pouvant atteindre 90 jours. Cette performance repose à la fois sur le choix des matériaux, le procédé de fabrication de la barquette et la technologie employée», souligne Yannick André. En outre, afin de préserver l’esthétique et la tenue des emballages tout au long de leur cycle de vie, «la bande de scellage de l’opercule est doublée. Cette conception permet notamment d’éviter les phénomènes de déformation ou de cintrage de la barquette», ajoute-t-il.
Les fabricants de carton travaillent sur l’allègement du matériau. «L’un de nos axes de travail est le développement de carton en fibres vierges allégées, qui réduise la quantité de matière utilisée et l’empreinte carbone tout en maintenant la robustesse et la performance nécessaires pour des applications d’emballages alimentaires. Nous utilisons pour cela des fibres de cellulose BCTMP (pâte chimico-thermomécanique blanchie), obtenues par un procédé combinant des traitements chimiques légers, de la chaleur, de la vapeur et un raffinage mécanique. La pâte est plus légère qu’avec des fibres issues des traitements classiques. Le carton est donc plus léger en grammage mais avec un résultat de compression aussi bon que les autres cartons», explique Hélène Lehtinen. Le groupe Metsä Board développe cette pâte en interne dans deux usines en Finlande. Stora Enso a également allégé sa gamme de carton pour barquettes Trayforma, en utilisant une structure à trois plis intégrant de la CTMP (pâte chimico-thermomécanique) dans la couche centrale. Cela réduit le grammage tout en conservant l’épaisseur du carton. Le groupe a lancé une version en carton brun, Trayforma Brown, compatible avec le chauffage au four, résistant à des températures allant jusqu’à 220°C avec un revêtement PET transparent. Il est également disponible avec la solution haute barrière BarrPeel pour les emballages sous vide de type «skin». On le voit, le principal défi de ce secteur consiste à trouver le juste équilibre entre fonctionnalité, sécurité alimentaire et recyclabilité.

Article Précédent

Setop Diam revalorise les coproduits de lafilière spiritueux pour ses bouchons

Article Suivant

Faiveley Tech inaugure sa nouvelle usine beauté à Orgelet

Packaging

Parfumerie & Cosmétique

Albéa Tubes célèbre 70 ans d’industrie française

posted Thursday 05 November 2026

Food

Packaging

Réemploi du verre : Boutin inaugure une nouvelle ligne de lavage à Clisson

posted Tuesday 03 November 2026

Food

Machines

News 🇬🇧

Schubert introduces new standard scanner to the market

posted Monday 02 November 2026

Food

United Caps élargit son offre de bouchons pour les emballages en carton

posted Monday 02 November 2026

Abonnements

Trouvez l'abonnement qui vous convient

voir les offres
logo de Emballage Digest
  • Linéaires
  • Alimentaire
  • Parfumerie & Cosmétique
  • Pharmacie
  • Industrie
  • News 🇬🇧
  • Derniers numéros
  • L’équipe
  • Mediakit 🇫🇷 🇬🇧
  • La Revue
  • Agenda
  • Podcasts & vidéos
Mentions légales | Politique de confidentialité | Site conçu et réalisé par DEV INFLUENCE

© EMBALLAGE DIGEST - Tous droits réservés