Plastiques souples : 16 partenaires lancent le projet InFACT
posted Tuesday 23 June 2026
Nestlé, Arcus, Interzero et treize autres entreprises lancent l’initiative InFACT avec pour objectif de transformer les déchets plastiques ménagers en nouveaux emballages – notamment alimentaires –, alors que l’Europe renforce ses exigences en matière de recyclabilité et de teneur en matériaux recyclés.
Chaque année, des emballages en plastique souple — sachets de café, films d’emballage de viande, paquets de chips et emballages de confiseries — sont incinérés ou « downcyclés » en produits de moindre valeur au lieu d’être recyclées en boucle fermée. Aujourd’hui, moins de 15% de ce type d’emballage est recyclé, alors qu’il représente près de la moitié de l’ensemble des emballages en plastique mis sur le marché européen.
C’est dans ce contexte que voit le jour InFACT pour « Infrastructure for the Flexible plastic pAckaging Circular Transition » (Infrastructure pour la transition circulaire des emballages en plastique souple). Le projet – qui rassemble 16 partenaires internationaux* couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur : collecte, tri, recyclage, production d’emballages et entreprises agroalimentaires – est piloté par l’Institut technologique danois (Danish Technological Institute). Financé par le Fonds danois pour l’innovation (Innovation Fund Denmark) dans le cadre du programme TRACE (un partenariat de recherche et d’innovation axé sur l’économie circulaire des plastiques et des textiles), il mobilise une enveloppe de 3,2 millions d’euros sur une durée de deux ans (2026-2028). Objectif : démontrer la viabilité d’une infrastructure circulaire dans laquelle les emballages en plastique souple sont transformés en nouveaux emballages.
« Si nous parvenons à mettre en place une infrastructure commercialement viable pour les emballages en plastique souple, nous pourrons à la fois soutenir la mise en œuvre des exigences de l’UE et renforcer la résilience de l’industrie européenne. InFACT peut contribuer à réduire la dépendance de l’Europe vis-à-vis du pétrole fossile importé et à bâtir une économie circulaire des plastiques plus autosuffisante », explique Per Sigaard Christensen, directeur business de l’Institut technologique danois.
Tout l’enjeu sera de mettre au point des process industriellement viables. Car les emballages alimentaires souples modernes sont généralement composés de plusieurs couches de polymères, de films barrières, d’encres d’impression, d’adhésifs et, dans certains cas, de surfaces métallisées, les rendant difficiles à recycler par voie mécanique classique. De plus, la fragmentation de la chaîne de valeur et l’absence de modèles économiques viables ont constitué des obstacles majeurs. InFACT combine plusieurs technologies de recyclage complémentaires pour relever ce défi et se fait le lien pour relier les technologies, la documentation et la demande du marché tout au long de la chaîne d’emballage.
« Pour une entreprise agroalimentaire, l’emballage est un enjeu vital. Il doit protéger les produits, répondre à des normes strictes en matière de sécurité alimentaire et, parallèlement, s’inscrire dans le cadre d’une économie plus circulaire. Aucune entreprise ne peut créer ces solutions à elle seule. C’est pourquoi InFACT est si important : le projet rassemble l’ensemble de la chaîne de valeur afin de développer l’infrastructure dont l’industrie agroalimentaire aura besoin », explique Birgitte Krenk, directrice des opérations pour les pays nordiques chez Nestlé.
* Nestlé Danmark A/S, BKI foods A/S, Hilton Foods Denmark A/S, Cloetta AB, la ville de Copenhague, Interzero GmbH, TotalEnergies, Fraunhofer IVV, ARCUS Greencycling Technologies, Re:Lab AB, Topsoe, Coveris GmbH, Dapofa A/S, l’Université du Danemark du Sud, VANA et l’Institut technologique danois.
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