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Crise au Moyen-Orient : le marché du PET sous haute tension

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posted Sunday 26 April 2026

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Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix des matières plastiques ont bondi de 40%, obligeant les fabricants de préformes et de bouteilles à répercuter les coûts à leurs clients. Pour l’instant, le marché européen ne fait pas face à une pénurie de matières ni à des hausses des prix en rayons, mais la pression monte.

Face à une crise qui s’éternise au Moyen-Orient, le secteur du plastique est en ébullition. Le blocage prolongé du détroit d’Ormuz, situé au sud de l’Iran, freine les navires transportant les matières premières indispensables à la fabrication du plastique. «Les plus gros fabricants de PET se situent en Asie, et notamment en Chine. En Europe, l’offre de PET baisse depuis plusieurs années. Deux fabricants européens ont arrêté leur production ces deux dernières années. Il y a donc un décalage entre l’offre européenne et la demande, et le marché européen a besoin d’importation pour compenser ce déficit. Il importe notamment du Moyen-Orient – Qatar, Arabie Saoudite – donc l’impact de la situation géopolitique actuelle se ressent», explique Frédéric Mignot, président de la SGT, qui fabrique des préformes, bouchons et flacons en PET et rPET. Le coût du PET à la tonne est passé en moins d’un mois de 900 à 1500 euros à date (fin mars 2026), et devrait continuer à augmenter. «La matière première représente 75% du coût de nos produits. Nous ne pouvons pas amortir les hausses de coûts… Nos contrats sont indexés sur le marché des matières premières, donc les hausses se répercutent mécaniquement sur nos clients. C’est difficile pour eux, car ils sortent tout juste des négociations avec la grande distribution. Pour le moment, les prix en rayon ne sont pas impactés, mais la situation pourrait évoluer si la crise dure», analyse-t-il.

Le spectre de la pénurie
La tension sur le marché est palpable. «Le fait qu’une partie des matières premières transite via le détroit d’Ormuz peut engendrer des délais allongés ou des pénuries. Les marchandises en provenance d’Asie commencent à avoir du retard. Des usines en Asie sont arrêtées. Nous sommes sous contrats avec des entreprises européennes, donc pour l’instant nous avons de la matière. Les volumes contractuels sont contingentés, mais nous continuons à produire et à livrer l’ensemble de nos clients. C’est le plus important aujourd’hui», souligne François Desfretier, dirigeant de PDG Plastiques qui fabrique des préformes et des bouteilles en PET. «Depuis plusieurs mois, le coût des matières premières était à la baisse, et en général dans ce cas le marché a peu de stock. Si cette crise dure, il est trop tard pour stocker – les achats seront coûteux et les marchandises mettront du temps à arriver. Et après la crise, il faudra plusieurs semaines pour que tout se remette en ordre car la chaîne logistique est perturbée», analyse Frédéric Mignot. La disponibilité du PET n’est pour l’instant pas remise en question : «ce qui avait été prévu en importation arrive. Mais ça ne pourra pas continuer, et toutes les matières seront touchées», ajoute-t-il. Le groupe SGT dispose d’une implantation historique en Algérie, répartie sur quatre sites qui fournissent les marchés du Maghreb et du Moyen-Orient en préformes et bouchons. Ces sites pourraient-ils palier d’éventuels manques dans les usines européennes du groupe ? «Si des problèmes de disponibilité se présentent dans une zone ou dans l’autre, nos usines peuvent s’entraider, mais de façon temporaire. Nos sites en France et en Algérie fonctionnent de manière autonome en raison des contraintes logistiques, car les préformes se transportent mal économiquement, et nos clients européens apprécient la proximité», explique Frédéric Mignot.

Des conséquences en cascade
Les fabricants restent en alerte : il subsiste beaucoup d’inconnues et la situation peut se dégrader. «Aucun autre composant ne doit manquer…or, les housses de protection pour les préformes sont fabriquées en PE. Si nous n’avons plus de colorants ou de palettes, la production est bloquée. Et nous devons donner des prévisions à nos fournisseurs. Heureusement, nous avons établi des partenariats sur le long terme avec eux, ce qui permet de moins subir dans des situations comme celle-ci», remarque François Desfretier. Le prix reste secondaire par rapport aux éventuelles pénuries de matières. «Je pense que le marché mondial se réorganise pour que cela n’arrive pas : les producteurs de matières qui dépendent des marchandises transitant par ce détroit cherchent des solutions pour trouver d’autres sources d’approvisionnement afin de le détourner. On voit par ailleurs que des bateaux peuvent tout de même passer», dit-il. Le coût de l’énergie augmente également, entrainant une hausse du prix des transports (bateaux, camions) et des assurances maritimes, qui rechignent à prendre en charge les cargaisons passant par le canal de Suez, une zone où des risques de piraterie peuvent exister. Une autre route alternative – un détour par le Cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud – rajoute des milliers de kilomètres et trois de semaines de plus de navigation. A terme, avec les augmentations du coût du transport et des matières, l’impact se ressentira sur le chiffre d’affaires des fabricants. «Le plus important, ce sont les volumes produits. A priori il n’y a pas de raison que l’on en perde… mais nos clients pourraient en perdre si les consommations venaient à baisser», estime François Desfretier.

Les prix du PET vierge et du rPET se rapprochent
Pour le moment, le rPET n’est pas impacté directement car il est produit en boucle fermée à l’échelle européenne. «Mais on sait que la demande va être plus importante avec la saison qui arrive, et la poursuite de l’intégration du rPET dans les emballages. Certes les prix augmentent, de façon moins importante que ceux du PET, mais cela aurait été le cas de toute façon», analyse François Desfretier. Les fabricants ou les marques produisant du rPET ont un avantage encore plus marqué dans ce contexte. La marque Cristaline possède aujourd’hui trois usines de recyclage de PET, à Lesquin dans le Nord, à Saint-Yorre dans l’Allier et à Charleroi en Belgique, afin de fabriquer le rPET nécessaire à ses bouteilles. Depuis plusieurs années, le groupe SGT déploie également une stratégie de fabrication de rPET. «Nous produisons 30 000 tonnes par an de rPET, pour notre propre consommation. Nous utilisons en tout 200 000 tonnes de PET et rPET chaque année. Actuellement, nos deux installations de rPET tournent en continu», indique François Mignot. Le coût du rPET pour l’agroalimentaire atteint près de 1800 euros la tonne. «La demande pour ce matériau recyclé est croissante, mais c’est logique au vue des règlementations actuelles. Il y a aussi un effet conjoncturel puisque le prix du PET vierge atteint celui du rPET», ajoute-t-il. Le groupe continue d’investir en capacité et de travailler pour maintenir une qualité élevée et constante du rPET. «Nos clients sont de grandes marques, nous devons fournir un matériau conforme aux exigences alimentaires avec une maîtrise des contaminants de type BPA. Nous travaillons également sur la couleur du rPET pour qu’il soit le plus transparent possible», dit-il. Le rPET pourrait-il lui aussi venir à manquer si les perturbations continuaient ? Ce marché dépend des collectes : si les consommateurs devaient arbitrer leurs achats, il est possible que moins de PET puisse être collecté et recyclé, mais ce scénario reste difficilement évaluable à ce jour. Tout comme l’évolution du conflit en cours et le potentiel déblocage du détroit.

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